Sheila Copps mêlée à la crise politique au Cambodge

le samedi 17 août 2013
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Sheila Copps Photo :  PC/JONATHAN HAYWARD

Sheila Copps Photo : PC/JONATHAN HAYWARD

L’ancienne ministre fédérale Sheila Copps se retrouve mêlée à la crise politique au Cambodge, à la suite des élections du mois dernier dont les résultats sont hautement contestés.

L’ex-députée libérale a été observatrice des élections pour une organisation qui compte parmi ses dirigeants le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, à la tête du pays depuis 28 ans.

Le groupe, Centrist Asia Pacific Democrats International (CAPDI), s’est prononcé officiellement sur les élections le 28 juillet, affirmant qu’elles avaient été « libres, justes et transparentes » et appelant tous les partis politiques à en accepter les résultats.

Or, l’opposition cambodgienne a contesté sa mince défaite et a demandé à ce qu’un comité indépendant enquête sur des allégations de fraude généralisée par le parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien.

L’opposition cambodgienne a écrit au gouvernement canadien, jeudi, lui demandant de clarifier la position du Canada sur les élections, affirmant que le Parti du peuple cambodgien profite de l’appui de Mme Copps pour faire de la propagande.

À lire aussi : Le parti au pouvoir donné vainqueur au Cambodge (12 août 2013)

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu que le Canada a suivi de près les événements récents au Cambodge, mais que l’équipe d’observateurs n’était pas commanditée par le gouvernement canadien, ni affiliée à lui.

Mme Copps a défendu sa décision d’agir à titre d’observatrice électorale, affirmant que le CAPDI compte dans ses rangs des membres de la société civile, ainsi que d’anciennes personnalités politiques de plus de 20 pays.

« Nous avons été invités par le comité des élections du Cambodge à observer les pratiques le jour de l’élection, a écrit Mme Copps dans un courriel à La Presse Canadienne. C’est une pratique courante dans la surveillance d’élections de recruter des gens d’autres pays qui ont l’expérience des élections. »

En tant que citoyenne, Sheila Copps a le droit de dire ce qu’elle veut, souligne Sorpong Peou, professeur en sciences politiques à l’université Ryerson qui observe la politique cambodgienne depuis 20 ans.

« Mais en réalité, la position du CAPDI est très politique à mon avis, parce qu’elle est utilisée pour justifier les résultats d’élections qui sont toujours contestées. »

La Presse Canadienne

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2 Responses to "Sheila Copps mêlée à la crise politique au Cambodge"

  1. i says:

    elle a observe un bureau ce n’est pas vision globale,mais ce qu’elle a fait un erreur donc la conclusion generalise ensenble du pays de tous bureaux de vote, et tous ce qu’il voulu tirer aventage le gouvernement de hun sen ,comfrel a decouvert presque partous il y en a de fraude generalise,le plus vu est la correction des chiffres numeriques sont incontestables..

  2. Anonymous says:

    She was right because she spent most of her time to observe the Cambodian national election at the massage center and drinking coconut juice at the beach. The next day, she woke up and made a command that the Cambodian national election was free and fair. She was absolutely blind. I think that a ten years-old kid in Cambodian would reasonably think much better than Ms Copps. I would highly respect her view if she would express her opinion as a private citizen, but her position as a former cabinet and an election observer while the election result is still disputed. It created a bad image for Canada and it hurt many Cambodian people who are really hungry for a real democracy. I would be grateful if she could correct her point of view and offer an apology to Cambodian people who are hungry for democracy.